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A-A-H-FRANCE
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Ce Blog à était créé pour venir en aide à des enfants défavorisés de l’Afrique de l’Ouest. A travers ce site, nous espérons sensibiliser le plus de monde possible afin de pouvoir aider ces enfants. Notre but est simple, récolter des fonds pour intervenir sur des demandes de petites associations reconnues qui travaillent sur place. Aider pour améliorer le matériel scolaire des enfants, leur fournir des vêtements, des jeux éducatifs, etc.…
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- L'AAH sur le terrain
- Le village de Konnékongo
- Konnékongo à besoin de vous.
- "La faim est une question politique"
- Merci à FUDOS pour sont article
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Association Afrique Humanitaire




10, rue de la Trémoille
79100 THOUARS

Tel : 0 645 207 185

associationgbf@gmail.com




L'A.A.H.  est une association loi 1901.
Référencée en la Préfecture de Bressuire (79) sous le n°W791001210 
Parution au Journal officiel en date du 07/03/2009 sous l'annonce n°02815 
Numéro de parution : 20090010.
 



Notre association créée en 2009 va partir en fin d'année 2011 pour créer une antenne au Burkina-Faso. Cette antenne, deviendras avec le temps notre centre principal et l'AAH-France deviendra donc notre antenne en France.

 

Pourquoi ce changement :

 

Depuis 2009, notre association à traversée le temps sans pouvoir réelle motiver les donateurs ou bénévoles à vouloir aider le Burkina-Faso. De plus nous avons souvent était contacter par des bénévoles désireux de partir sur le terrain ou encore des donateurs nous ont demander d'avoir un suivi sur le travail effectué. Tout cela, nous ne pouvions pas répondre favorablement pour la simple raison suivante :

 

Nous avons bien un partenariat avec l'association FUDOS qui fait office d'antenne à Ouagadougou, mais pour le suivi des opérations sur le terrain, c'est quasiment mission impossible. FUDOS travaille très bien au niveau de la population, ce sont des bénévoles très motivés et plein de mordant dans leur travail.

Mais au niveau du renseignement, de la capacité à créer un projet, à organiser leurs objectifs, ils sont loin d'un travail de groupe surtout au niveau de la structure de leurs bureaux. Et il nous faut parfois attendre plusieurs jours avant de recevoir de leurs nouvelles ou un projet bâclé car mal construit.

Partant de ce problème, nous avons mis au point notre propre projet, nous devons créer notre propre association directement sur le terrain au BURKINA-FASO. Ceci afin de pouvoir renseigner les intéressés au plus vite avec deux sites internet bien distinct.

Pour en savoir plus visité notre site :

http://www.wix.com/bamiko/fudos-burkina

 

Le premier pour les bénévoles internationaux :

 

Pour leur donner toutes les informations possibles sur les véritables associations d'accueils,

Sur leurs besoins en bénévoles

Sur les moyens mis à dispositions (gite & couverts)

sur les tarifs du séjour…..etc.

 

Le deuxièmes pour les donateurs internationaux :

 

Sur celui-là, c'est notre association qui sera responsable de tous les financements.

De ce fait, nous donnerons toutes les informations suivantes :

 

Projets en cours de réalisation avec les montants dépensés et le cas échéant le solde manquant pour finaliser ce dernier. Tous les projets seront réalisés avec un maximum de renseignements, photos et vidéos à l'appuis afin que tout donateur puisse suivre à loisir l'évolution et la finalisation du dit projet.

 

Dès qu'un projet sera terminé, nous passerons à celui qui est le plus urgent et nous travaillerons à sa réalisation comme pour le premier. Ainsi, vous pourrez suivre l'évolution de chaque projet mis en ligne.

 

Vous n'aurez plus à vous demandez où  va votre argent car vous aurez la chance de pouvoir voir le résultat et même de nous contacter pour avoir plus de renseignements.

Votre avantage, nous serons sur place.

Mais, même pour ce projet, nous avons besoins de vous les donateurs, car ce dernier et un projet qui avoisine les 10.000 € et nous sommes encore loin de cette sommes actuellement.

C'est aussi pour cela que nous partons au Burkina, pour vous faire comprendre que nous voulons réellement venir en aide à la population de ce pays.

Nous refuserons tous dons en espèce, seulement des chèques à l'ordre de " Association Afrique Humanitaire "

OU :



Pour faire un don direct en faveur de l'enfance :

Coordonnées bancaires pour vos dons

TITULAIRE DU COMPTE
Association Afrique Humanitaire

RIB - Identifiant National (France)
Banque 13607
Guichet 00502
No de compte 74219398571
Clé 94
Domiciliation BP.CENTRAL THOUARS

IBAN - Identifiant International
FR76 1360 7005 0274 2193 9857 194

BIC - Bank Identifier Code
CCBPFRPPNIO



Cordialement
L'AAH





NOUVEAU AAH-BF

 

 

Que penseriez-vous de la création d'une association Française basée au BF ? (pas grand chose je présume !)


Une association effectuant pour vous, du travail de recherche sur le terrain ? (c'est un peu mieux, mais bon !)

 

 

Une association qui vous proposerais tout un choix d'associations locales réellement reconnues ? (ça, c'est bien non ?)


Une association qui vous permettrais de savoir à l'avance ce qui vous attend sur place (tarif - condition de vie...........etc.) (c'est encore mieux oui mais !)


Une association restant à votre disposition pendant toute la durée de votre séjour même si vous êtes dans une des associations partenaires ? (c'est pas mal ça !)

 

 

Une association qui vous aiderais à choisir votre association locale à partir de divers critères : Localisation, condition d'accueil, poste proposé.......etc. ? (c'est bien non !)


Une association qui vous proposerais un séjour humanitaire à la carte ? (OUI c'est possible !)


Tout cela sera possible si vous nous écrivez pour nous donner votre opinion. (il faut écrire ! bun houai! pas le choix.)

 

 

Grâce à vos courriers nous pourrons réaliser ce projet rapidement..........alors, les futurs bénévoles ont bougent ?


Il faut bien réfléchir, ont vous propose à la fois une association humanitaire Française qui travaillera sur le terrain comme toute association digne de ce nom et en plus, vous aurez un endroit sûr pour vous accueillir et vous rediriger durant votre séjour dans l'une de nos associations partenaires sur tout le territoire du Burkina Faso. Quoi qu'il arrive, notre centre d'accueil vous aidera et vous ne serez pas seul. Que vous soyez bénévoles, parents, grand-parents ou même donateurs, vous êtes tous concernés car un jour c'est peut-être votre enfant, qui viendra nous rejoindre et ce jour là, vous serez heureux et fiers d'avoir participé aujourd'hui à ce projet, vous serez plus tranquille de le voir venir vers nous comme bénévole.

Maintenant, c'est à vous de voir !

Car pour réussir à créer ce style d'association (nouvelle) il nous faut un maximum de réponses favorables de bénévoles, donateurs...etc. Car il faut montrer que notre association apportera vraiment du nouveau et du bien pour la population pauvre de ce pays, mais aussi une garantie pour les futurs bénévoles et donateurs.


Je ne peux pas en dire plus si je ne veux pas que l'on me pique mon projet Innocent



Alors, maintenant c'est à vous !


Écrivez nous à l'adresse suivante :(PS: on ne rembourse pas le timbre, on a plus un rond ) Tongue out


" Association Afrique Humanitaire - 10, rue de la Trémoille - Appt n°8 - 79100 THOUARS "


Si, par le plus grand des hasards nous trouvons des chèques dans les enveloppes à l'ordre de l'association, ne craignez rien, on ne vous les rendras pas, c'est notre banquier qui sera content Wink


Maintenant, a vos stylos et surtout un grand merci a tous.

 

 

 



L'AAH de THOUARS

Notre vision:


Nous désirons un monde de solidarité qui permettra de donner l'espoir à ceux qui en ont le plus besoin.
Nous voulons travailler dans la confiance mutuelle et redonner le sourire au plus grand nombre.

Notre Identité  :


Parce que nous ne pouvons pas rester à regarder la souffrance des autres sans réagir, nous avons choisi « d'agir » concrètement pour eux et avec eux.
Nous allons apporter grâce à vous, de l'argent, des moyens médicamenteux et d'enseignement pour agir directement pour eux.
Nous donnons ainsi un coup de pouce qui malheureusement trop souvent, manque pour mener à bien une aide essentiel vis-à-vis des familles les plus démunies de l'Afrique de l'Ouest

Nos Valeurs :

Les 6 valeurs fondamentales:

1. Accepter
Nous voulons accepter les autres pour ce qu'ils sont. Offrir un espoir où les choses puissent changer en investissant pour le bien des plus pauvres.

2. Solidarité
Nous voulons que la solidarité soit portée par des actes concrets. Plus largement, nous voulons par une démarche humaniste participer à la renaissance de l'espoir et du sourire des autres.

3. Respect
Nous voulons reconnaître et respecter la vie privée d'autrui et honorer son potentiel. Écouter et laisser de l'espace pour ses attentes et ses besoins en respectant les différences culturelles.

4. Intégrité
« Faire ce que l'on dit ». Etre cohérent entre langage et action.

5. Efficacité
Nous voulons agir et penser en gardant la finalité en tête. Nous recherchons le chemin le plus court et le plus simple pour atteindre nos buts. Efficacité pour un meilleur travail sur le terrain.

6. Liberté
Nous voulons relever le défi de la différence, la reconnaître, la partager et s'en enrichir.


« Vos dons sont précieux »


Comme toute association humanitaire, nous avons besoin de moyens financier afin de pouvoir agir.
Notre association étant uniquement composée de bénévoles, les dons sont entièrement consacrés aux actions sur le terrain.

UN GRAND MERCI A TOUS

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 21-11-2009 à 18h11

 Les jeunes filles sont les plus touchées ! Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
Cliquer pour agrandir


Sur le milliard de personnes dans le monde qui ne sait pas lire, les deux-tiers sont des femmes. Dans la plupart des sociétés, les filles ont moins de chances que les garçons de mener à bien leur scolarité. Si l'argent pour payer l'écolage vient à manquer, les garçons auront toujours priorité sur les filles.

Les parents pensent qu'un garçon trouvera plus facilement du travail et
continuera à travailler,alors que les filles se marieront et auront des enfants.

Pourtant, des sondages ont montré qu'en fait, l'éducation de la mère
a un effet à long terme plus important que celle du père, tant sur sa
santé personnelle que sur celle de sa famille.

Des études montrent que les mères instruites vont plus facilement au
dispensaire et y retourneront probablement si la santé de leur enfant
ne s'améliore pas. Les femmes instruites ont tendance à avoir moins
d'enfants et en meilleure santé. Elles ont aussi tendance à fonder leur
famille à un âge plus avancé.

Une fille qui grandit en bonne santé et qui a confiance dans ses capacités
personnelles a beaucoup plus de chances de vivre sa maternité sans
problème et d'élever ses enfants en développant leur potentiel personnel.
Les femmes plus instruites ont une meilleures santé et une meilleure nutrition.

Elles savent qu'elles peuvent influencer leur propre vie et celle de leurs enfants.

Les programmes d'alphabétisation peuvent donc avoir des conséquences
très importantes sur la santé. Si les femmes ont accès à l'alphabétisation
et à une meilleures éducation, elles seront capables de prendre elles-mêmes des décisions qui amélioreront leur vie.

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 21-11-2009 à 18h28

 Le malheur des enfants Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Dans les provinces les plus pauvres, les villages sont tout bonnement "saignés"
de leurs enfants. Partout en Afrique de l'Ouest ont constaté le même phénomène :
de très nombreux enfants, la plupart âgés de moins de 14 ans, quittent leur
famille pour trouver du travail dans d'autres régions ou passent la frontière
pour se rendre dans des pays voisins. Certains partent "de plein gré" ou à la
demande de leurs parents, cherchant à échapper à la terrible pauvreté de leur
région. D'autres sont pris au piège des trafiquants.
Dans la plupart des cas, disent certains enfants qui sont parvenus à rentrer
chez eux, ils effectuent des travaux ardus et mal payés, ouvriers sur des
plantations ou domestiques, dans des situations sanitaires dangereuses,
parfois battus, parfois victimes de prédateurs sexuels. Il faut voir la vérité
en face, il y à une nette augmentation de telles "pratiques abominables".

Puisque le problème est lié à la pauvreté du continent et ne pourra être éliminé
que grâce à une hausse des revenus des ménages et à l'accès à l'éducation.
Nous devons concentrer rapidement nos efforts sur les "pires formes" de travail
des enfants, à savoir le travail forcé et l'esclavage, la prostitution, la participation
au trafic de stupéfiants et autres activités criminelles, ainsi que sur les activités
particulièrement dangereuses pour la santé et la sécurité des enfants.


Un exemple :


Dans les années 2001 un "navire esclave", battant pavillon nigérian, voguait
au large de l'Afrique de l'Ouest avec 250 enfants à son bord. Quand le navire
a accosté au Bénin, il n'y avait aucun enfant à bord. Néanmoins, le scandale
suscité par cette nouvelle a permis "de révéler au grand jour" la réalité du trafic
des enfants dans cette région. Arrachés à la protection de leur milieu familial
et de leur communauté, les enfants victimes des trafiquants sont particulièrement
vulnérables. Une étude de l'OIT constate que le trafic d'enfants est en hausse
en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale. Les rapports provenant du Bénin,
du Burkina, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, du Gabon, du Ghana, du Mali,
du Nigéria et du Togo laissent à penser que la plupart des enfants sont envoyés
dans des pays étrangers pour servir de domestiques, travailler dans des plantations,
mendier, faire de petits métiers ou racoler. Des enfants sont également vendus
afin d'être exploités sexuellement à des fins commerciales. D'après cette étude,
les enfants victimes de trafic travaillent de 10 à 20 heures par jour, portent
de lourds fardeaux et manient des outils dangereux. Ils manquent souvent de
nourriture et d'eau.
Le Nigéria rapporte que dans ce pays, parmi les enfants victimes des trafiquants,
un sur cinq meurt de maladie ou d'accident. D'autres contractent des maladies
sexuellement transmissibles, notamment le VIH/sida. Si les parents se laissent
parfois persuader par les recruteurs d'envoyer leurs enfants travaillé à l'extérieur
afin de ramener un salaire supplémentaire, il n'est pas rare que parents et
enfants ne soient pas payés. En fait, nombre de ces enfants sont "traités comme
des esclaves", En Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest. La pauvreté, "raison
majeure et omniprésente" qui limite beaucoup les possibilités économiques et
professionnelles dans les zones rurales pousse les familles à recourir à tous les
moyens d'accroître leurs maigres revenus. Face a un accès à l'éducation insuffisant :
"Les enfants sont arrachés plus fréquemment à la protection de leur famille
parce qu'ils cherchent soit à s'instruire soit que parce qu'ils cherchent à travailler".
L'ignorance, de la part des enfants et de leurs familles, des risques encourus et
un facteur principal. De plus la migration des adultes des villages vers les bidonvilles
expose les enfants à de plus grands risques. De plus, une forte demande des
employeurs qui veulent une main d'œuvre bon marché et soumise, ce félicite et
profite du secteur informel rurale.


Le problème vient de la pauvreté

Ce n'est pas une coïncidence non plus si l'Afrique est la région la plus pauvre,
dotée du système éducatif le plus faible. Parmi les Africains, les enfants de
milieux défavorisés sont les plus susceptibles de chercher un emploi. Lorsqu'on
demande aux parents et aux gardiens de ces enfants pourquoi ils les laissent
travailler, ils répondent le plus souvent "pour compléter les revenus familiaux"
ou encore "aider la famille à survivre". Les parents ne voient pas d'autre solution
que de se faire aider directement par les enfants à la ferme ou dans le secteur
informel: "Le plus gros problème, c'est la pauvreté".

L'incidence du travail des enfants dans le pays augmente en raison de la
détérioration du système éducatif, lui-même dû au recul de l'économie.
Des infrastructures insuffisantes, la démoralisation des enseignants et
l'introduction des frais de scolarité imposée par le programme d'ajustement
structurel, contribuent à la hausse des abandons scolaires et de l'absentéisme.
Ces facteurs entraînent une diminution du nombre, autrefois élevé, d'enfants
inscrits dans le primaire, de 90 % en 1980 à 77,8 % en 1996.
Trente pour cent des enfants de 10 à 14 ans ne sont pas scolarisés et
beaucoup finissent par travailler. Dans les villages le taux d'abandon scolaire
tourne autour de 30 à 40 %.


Le VIH/sida

Le sida est un autre facteur aggravant dont il faut tenir compte dans de
nombreux pays d'Afrique. Vu le grand nombre de chefs de familles morts
du sida, les familles s'enfoncent de plus en plus dans la pauvreté et les
responsabilités sont de plus en plus lourdes pour les survivants, particulièrement
les enfants. Du coup "La main d'œuvre adulte diminue rapidement en raison
de la forte incidence du VIH/sida parmi les travailleurs. Le VIH/sida démantèle
les familles et augmente les possibilités d'exploitation des enfants par le travail...
Juste à l'âge où les enfants devraient aller à l'école, leurs lourdes et nouvelles
responsabilités de chefs de familles les forcent à abandonner leur scolarité".


Éducation et mobilisation


Reconnaissant que le travail des enfants est lié à la pauvreté des familles,
et qu'il ne s'agit pas simplement de l'interdire en promulguant des lois
"entre les obligations familiales normales et le travail qui débouche sur
l'exploitation et la maltraitance". Le VIH/sida et autres catastrophes
"ont changé la nature traditionnelle du travail des enfants pour la transformer
en pratique abusive". Puisqu'il n'est pas encore possible d'interdire le travail
des enfants sous toutes ses formes, la difficulté immédiate consiste à sensibiliser
l'opinion aux dangers présentés par les formes les plus oppressives et abusives
du travail des enfants, et à mobiliser la société.

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 21-11-2009 à 18h30

 L'analphabétisme est un vrai fléau Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
Cliquer pour agrandir

Dans la lutte pour le progrès, la qualité des ressources humaines est un facteur
essentiel. On s'en aperçoit désormais avec plus de lucidité que par le passé.
L'expérience de quatre décennies d'indépendance a démontré amplement que
l'échec ou les succès mitigés de nos initiatives trouvent souvent leurs origines
dans la faiblesse de nos systèmes éducatifs.

En Afrique, malheureusement, les indicateurs dans ce domaine sont très faibles.
L'analphabétisme est un vrai fléau social qui ralentit à la fois l'émancipation des
individus et l'action de la puissance publique dans la mise en œuvre des processus
de croissance. Et la conviction est désormais largement établie que l'avenir des
pays africains dépendra, pour une grande part, de la généralisation de l'éducation
ainsi que du développement de la recherche scientifique et technique.

L'éducation doit être considérée, tant par les décideurs africains que par les
partenaires du développement, non pas comme un simple "secteur social" mais
comme un véritable investissement. C'est sous cet angle que l'on doit apprécier
les efforts financiers qui lui sont consacrés et que l'on a souvent tort de considérer
comme "non productifs".

La redéfinition des finalités et des objectifs du système éducatif est une urgence
qui s'impose à la quasi-totalité des pays africains. Elle implique une remise en
question des programmes dominants en mettant l'accent sur une meilleure
adéquation entre les filières d'enseignement et les activités qui génèrent la
croissance économique. Mais en dehors même de cette inadaptation des contenus,
la dispersion ou le manque de coordination des efforts des pays africains constitue
aussi un lourd handicap à la rentabilisation optimale de nos investissements
financiers, intellectuels et humains. Notre déficit éducatif est également tributaire
de nos démarches par trop solitaires ou nationales là où, au contraire, la concertation,
l'intégration et les programmes communs devraient être la règle.
Il faut y remédier au plus vite.

L'analphabétisme est chez eux un vrai fléau qui, en plus de souligner une injustice
criarde, ralentit l'émancipation des individus et limite l'action de l'État en faveur
de la croissance car l'outil demeure, pour notre époque historique, l'objectivation
de l'homme.

L'école de l'Afrique doit s'intégrer à son milieu et œuvrera à promouvoir à la fois
ses valeurs essentielles et ses produits. Elle doit être en priorité le moyen pour
une formation adaptée et un perfectionnement constant de nos ressources
humaines en leur facilitant la maîtrise des techniques et technologies de production
puis en veillant à ce que le savoir acquis ait un sens dans l'environnement
qui est le leur.

Nous devons les aider dans ce sens. Il faut que ces innovations aillent dans la
bonne direction comme partie intégrante de la réforme du système éducatif en
leur attribuant la vocation d'établir une saine adéquation entre formation et
emploi, en insérant l'école dans son milieu sociologique et en l'adaptant aux
besoins réels et concrets des populations.

L'éducation est devenue une urgence continentale. Éduquer, c'est bâtir le futur.
Ce défi doit prendre en compte tout particulièrement les jeunes filles. En cette
fin du XXe siècle, elles sont toujours exclues du savoir : le taux d'analphabétisme
des femmes africaines s'élève à plus de 65%. Même lorsqu'elles sont scolarisées,
on constate un nombre très important d'échecs et d'abandons de filles avant la fin
du premier cycle. Or, ce sont les femmes qui éduquent les enfants, leur transmettent
les règles et les valeurs communes, les connaissances de base. Ce sont elles qui
socialisent l'enfant. Ce sont elles qui stimulent son intelligence, sa curiosité,
sa créativité.

Un enfant vivant dans un milieu fermé avec une mère analphabète est un enfant
handicapé dès le départ. Les femmes prisonnières des coutumes et des traditions
du fait de leur analphabétisme ne transmettent pas le savoir et leurs enfants
courent le risque de vivre la sclérose de l'ignorance jusqu'à la fin de leur vie.
Nous devons mettre l'accent sur le droit légitime des femmes et des filles à
l'éducation. C'est un principe de démocratie.

L'inégalité entre l'homme et la femme est un constat à l'échelle mondiale mais
ce phénomène est amplifié là où les femmes sont analphabètes. Les hommes
qui savent lire et écrire disposent alors d'une arme supplémentaire pour maintenir
les femmes sous leur férule.

Le rôle des femmes est devenu si crucial pour l'Afrique, qu'il y a urgence au
développement et qu'il faut agir vite. Le plan d'action pour l'éducation des
filles dont la mise en œuvre est en cours en Afrique, a cette vocation de stimuler
la scolarisation des filles et d'élever progressivement leur taux de scolarisation.

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 21-11-2009 à 18h33

 La violence à l’égard des enfants Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 


Le Centre des droits des gens fait état de 803 cas de violence à l'égard des enfants, dont 120 cas d'abus sexuel dans les établissements scolaires de 4 régions du MAROC. Pour faire face à ce fléau, une campagne de sensibilisation a été lancée.

La violence à l'égard des enfants en milieu scolaire continue de prendre de l'ampleur. Les statistiques du Centre des droits des gens (CDG) sont là pour le prouver. «Nous avons recensé 803 cas en 2008 contre 600 cas en 2007 dans 4 régions à savoir Fès-Boulmane, Meknès-Tafilalet, Taounate-Al Hoceïma et Tanger - Tétouan», souligne Jamal Chahdi, président du CDG. Et de poursuivre que «Le nombre d'enfants ayant subi des abus sexuels s'élève à 120. Ces derniers ont été abusés soit par leurs instituteurs ou professeurs. Certains n'ont pas hésité à harceler des classes entières. A ceci s'ajoutent les violences corporelles qui constituent près de 70% des cas. Il est aberrant de constater que des instituteurs continuent encore de frapper leurs élèves avec des tuyaux, des fils électriques et divers autres objets».

Pour faire face à cette situation alarmante, le CDG a lancé pour la deuxième année consécutive une campagne de sensibilisation sur la violence à l'égard des enfants dans les établissements scolaires. Initiée par le CDG en collaboration avec l'Académie régionale d'éducation et de formation de la région Fès-Boulemane et le soutien de la Fondation Friederich Neuman, celle –ci vise à mettre en œuvre des moyens destinés
à protéger les enfants scolarisés contre toutes formes de violence. Cette campagne cible les directeurs et proviseurs ainsi que les associations de parents d'élèves et les membres du conseil de gestion. «Cette action menée dans les établissements scolaires primaires et secondaires a pour but de changer le comportement des attitudes et des comportements des personnes ciblées en les sensibilisant sur cette question.

Nous voulons que les établissements scolaires deviennent un espace où règnent les droits humains. Pour cela nous avons ouvert plusieurs débats sur les mesures juridiques et pédagogiques pour faire face à ce fléau», indique M. Chahdi.

Cette campagne concerne les différents établissements scolaires relevant de la préfecture de Fès et des provinces de Sefrou, Boulemane et Moulay Yaâcoub. «Des ateliers de travail ont déjà eu lieu notamment à Sefrou, Al Menzel, Boulemane, Mermoucha. D'autres sont prévus pour le 14 février à Fès et Moulay Yaâcoub», affirme Mohamed Haddadi, président du réseau provincial du CDG à Fès.

Ces ateliers sont axés sur plusieurs sujets dont l'éducation à l'égalité et à la tolérance ainsi que la lutte contre la discrimination et la violence.
Pour le président du CDG, la société civile doit sensibiliser davantage les citoyens sur cette question. L'éducation aux droits humains dans les lycées, l'organisation de sessions de formation au profit des jeunes, d'ateliers d'éducation au concept de l'égalité entre les sexes et d'espaces de rencontre entre les jeunes constituent des moyens pour lutter contre ce fléau.
Basé à Fès et comptant plus de 90 sections à travers le Royaume, le CDG a été fondé en 1999 avec l'objectif principal de créer un réseau national de défense et d'éducation des droits de l'Homme. Les femmes, les enfants, les enseignants, le personnel juridique et de la santé ont été prioritaires dans l'action du centre pour l'éducation aux droits de l'Homme.

  Lire les 2 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 21-11-2009 à 18h40


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  Blog créé le 21-11-2009 à 16h57 | Mis à jour le 15-09-2011 à 10h28 | Note : 5.50/10